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 Médiation Sociale à La Rochelle

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MessageSujet: Médiation Sociale à La Rochelle   Lun 21 Aoû 2006, 14:30

Citation :
« C’est au-delà de ce que j’aurais pu penser »...
Lydie Chollet, correspondante de nuit à la Rochelle
Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Lydie Chollet, il y a 8 mois, à travailler de nuit comme agent de médiation sociale à la Rochelle ?

Cette femme de 43 ans, mère de trois enfants, qui avait une expérience associative au niveau scolaire avait non seulement envie de s’engager mais a choisi délibérément des horaires pourtant pas faciles qui la font arriver à 19h30 le soir et terminer à 3 heures le matin. « Après un stage, dit-elle à l’Agence locale de prévention et de médiation sociale (ALPMS) où j’ai expérimenté le travail de jour et de nuit, il m’est apparu que la nuit, c’était beaucoup plus intéressant, qu’il y avait un vrai besoin, une vraie demande de gens véritablement en détresse. La nuit, c’est un moment aussi très particulier. »

C’est à la suite d’un diagnostic du Contrat local de Sécurité de la Rochelle-Aytré qu’est née en 1999 l’association qui a étendu aujourd’hui ses missions à toute l’agglomération de la Rochelle, soit 18 communes. Cette structure, devenue un dispositif communautaire de prévention, a pour originalité de faire travailler dans la complémentarité des équipes de jour et de nuit et de plus en lien étroit avec les différents partenaires (services sociaux, police, etc.), du moins pour les équipes de jour. La nuit, les agents de médiation sont en effet plutôt isolés.

« Après minuit, confirme Lydie Chollet, nous ne pouvons plus joindre grand monde, à part les urgences et le commissariat. » Elle assure, cependant, n’avoir encore jamais eu peur et d’autant plus que les deux équipes de nuit (deux fois 7 agents) qui se répartissent le territoire de l’agglomération (nord et sud) se déplacent toujours trois par trois. Ce sont ainsi quatre voitures, avec à leur bord à chaque fois une femme et deux hommes, qui sillonnent les quartiers en priorité, tandis que deux autres femmes restent à la permanence pour les prévenir par radio des appels qui proviennent aussi bien des particuliers que du commissariat.

Mais la soirée commence toujours par une prise de connaissance à la permanence de ce qui s’est passé dans la journée. L’équipe de jour passe la main à celle de nuit par le biais des “mains courantes”, de comptes-rendus, d’indications d’affaires qui demandent à être suivies.

Là encore, c’est le conflit de voisinage qui est le plus courant mais qu’il ne faut pas sous-estimer pour éviter que les choses ne dégénèrent. « Notre rôle, c’est d’écouter les uns et les autres. On calme le jeu. On rassure. » L’équipe intervient aussi pour des jeunes qui “squattent” des halls ou dont la musique est trop forte, des SDF qu’il faut réconforter, emmener aux urgences. La voiture s’arrête parfois aussi pour discuter avec des jeunes qui boivent de l’alcool sur la voie publique, pour raccompagner des jeunes-filles qui rentrent seules dans la cité.

« Ca se passe plutôt bien, assure Lydie Chollet. En général, les uns et les autres nous écoutent. Je n’ai encore jamais été mal reçue. Mais il faut dire aussi qu’on peut, selon les situations, passer beaucoup de temps. » Elle mentionne aussi qu’ils sont confrontés parfois à des détresses inimaginables. « C’est au-delà, dit-elle, de ce que j’aurais pu penser, avant de faire ce travail. Je vois des gens complètement abandonnés parce que les services sociaux ne savent pas comment répondre ou qu’ils ont peur parfois. »

Elle parle aussi de ces enfants qui prennent leurs parents en charge. « Ce ne sont plus des enfants » dit-elle. Elle n’est pas pessimiste pour autant. « Du fait même qu’on intervienne, cela permet de relancer les choses. J’ai vu des situations s’arranger et des gens s’en sortir. » Si elle assure encore qu’elle fait « un métier difficile mais le plus beau », elle voudrait davantage, elle aussi, de formation pour les agents de médiation sociale et qu’ils aient la possibilité de bénéficier d’un soutien psychologique.

Elle s’inquiète également de savoir qui prendra le relais financièrement à la fin des emplois-jeunes et des emplois consolidés. Pour sa part, son contrat a été renouvelé pour trois ans, ce qui n’est, cependant, guère suffisant pour se projeter dans l’avenir.

Plus d'infos ici:
http://www.ville.gouv.fr/infos/dossiers/mediation-sociale.htm

Vous pouvez joindre les agents de médiation de l'ALPMS aux numéros suivants:

- Mireuil - Laleu - La Palice: 05 46 67 12 27

- Villeneuve Les Salines - St Eloi - Les Minimes: 05 46 52 21 73

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Dierna
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MessageSujet: Re: Médiation Sociale à La Rochelle   Lun 21 Aoû 2006, 14:47

Hum, c'est vraiment une vocation parce faut avoir les tripes bein accrochées pour tenir face au problèmes qu'ils peuvent rencontrer.
Chapeau, j'admire
tout bon tout bon tout bon tout bon cheers cheers
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Médiation Sociale à La Rochelle
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